Le prieuré Notre-Dame de Riquer

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UNE LOINTAINE HISTOIRE

A l'ombre de l'abbaye de Saint-Michel de Cuxa, au cœur du Conflent, dans la région de la Catalogne française, dans les limites municipales de Catllar,
à peu de distances de la ville de Prades, nous trouvons l'antique prieuré de Sainte-Marie de Riquer, actuellement sécularisé et dédié à des usages profanes. 
Joan Font I Rius

Au 18e siècle, en effet, l'édifice consacré en 1073, est transformé en bâtiment agricole, la porte primitive méridionale est condamnée,
trois autres portes sont percées, un plancher est établi, enfin une cloison allant de la toiture au sol divise la chapelle en deux parties.
Le niveau élevé est destiné à stocker le fourrage tandis que le rez-de-chaussée est alors utilisé comme écurie.
Plus tard, des cuves à vin en béton armé seront installées dans le chœur de la chapelle et dans sa partie ouest.
C'est Pierre Ponsich qui, en cassant la paroi de brique qui recouvrait la niche du tympan de la porte primitive, en 1956,
découvrit une magnifique fresque qui fut dès lors classée monument historique, tout comme l'ensemble du bâtiment en 1983.
Pouvait alors commencer une autre aventure pour Notre-Dame de Riquer, celle de la rénovation.

 
LA VOIE DE LA RENOVATION

Cette histoire-là, plus contemporaine commence avec l'achat par les familles Jaulent-Baus, au début des années soixante, de la maison mitoyenne du prieuré,
des granges et de la chapelle.
Mais à ce moment-là, l’église n'est qu'une grange à l'abandon, le plancher vermoulu laisse entrevoir des restes de fourrage gorgés d'eau,
car de nombreuses tuiles ont abandonné le toit, tandis qu'au niveau inférieur, cuves en béton et tonneaux occupent l'intégralité de l'espace.

En 1992, la réfection de la charpente et de la toiture en tuiles avec remplacement de 60 corbeaux sculptés à la main par des compagnons est effectuée.
La deuxième tranche, en 1995, permet la couverture de l'abside, le dégagement de la porte primitive et la restauration des deux baies d’origine
tandis qu'en août 1996 les fissures du cul de four sont reprises tout comme les joints. La cuve en béton qui occupait le chœur a été démolie en avril 1999,
les deux portes de la façade occidentale ont étés refaites en chêne et à l'intérieur la tribune repose sur des poutres à tête de chat.
Gérard Milon a posé un vitrail, dans la petite fenêtre rectangulaire à linteau et piédroits monolithe, en septembre 1999
et deux vitraux dans les ouvertures latérales en juin 2000.
En 2004 le sol est refait ; l’église revient à la vie.